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L’expédition Vélasquez

Accrochage de l’exposition Vélasquez au Grand Palais, à Paris, le 16 mars. Au mur  : «Autoportrait » (vers 1640), prêté par le Musée des beaux-arts de Valence.
Accrochage de l’exposition Vélasquez au Grand Palais, à Paris, le 16 mars. Au mur  : «Autoportrait » (vers 1640), prêté par le Musée des beaux-arts de Valence. NICOLAS KRIEF POUR « LE MONDE »

Blindés, ignifugés et escortés, les convois sont arrivés au Grand Palais tout au long des dernières semaines, en provenance de toute l’Europe et des Etats-Unis. L’exposition Vélasquez, qui s’y tient du 25 mars au 13 juillet, est parvenue à réunir 51 peintures attribuées au génie espagnol. Il s’agit presque d’un exploit, tant sont grandes les difficultés de l’entreprise pour un pays comme la France, dépourvue d’œuvres de Diego Vélasquez (1599-1660).

 

Le Louvre n’a qu’une peinture, mineure, de l’artiste du Siècle d’or espagnol : le Portrait de Philippe IV en chasseur, déposée au Musée Goya de Castres. Et seulement deux autres Vélasquez se trouvent dans l’Hexagone, Saint Thomas, au Musée des beaux-arts d’Orléans, et Démocrite, au Musée des beaux-arts de Rouen. La raison tient à l’histoire. Celle du peintre, celle des relations franco-espagnoles, ou encore celle de la critique artistique.

« Durant les XVIIe et XVIIIe siècles, Vélasquez ne fut connu et apprécié qu’en Espagne, souligne Javier Portus, conservateur au Musée du Prado à Madrid et spécialiste de la peinture espagnole du XVIIe siècle. La connaissance et le goût pour cet artiste à l’étranger ne furent possibles qu’à partir du XIXe siècle, quand ouvrit le Musée du Prado et que son œuvre fut plus largement diffusée, et quand certains courants esthétiques revendiquèrent les mêmes valeurs naturalistes et anti­classiques que ce que défendait Vélasquez. »
En savoir plus sur

http://www.lemonde.fr/culture/article/2015/03/19/l-expedition-velasquez_4597250_3246.html#V64a4fDKP140iiqS.99

Résumé :

L’exposition Vélasquez qui se tiendra du 25 mars au 13 juillet, n’a pas été une mince affaire à organiser. Seulement 3 oeuvres de Diego Vélasquez étaient présentes sur le territoire français car les peintures de l’artiste espagnol n’ont été appréciées qu’à partir du XIXe en France. Des convois blindés ont donc été expédiés au long de ces dernières semaines au Grand Palais.

23 mars, 2015 à 14 h 13 min | Commentaires (0) | Permalien


Elections départementales 2015: Un score historique du FN sans être aussi élevé qu’attendu

Elections départementales 2015: Un score historique du FN sans être aussi élevé qu’attendu dans Grands moments politique meeting-marine-pen-presidente-front-national-soutenir-eric-dillies-candidat-fn-lille-1537202-728x449
Meeting de Marine Le Pen, présidente du Front National, pour soutenir Eric Dillies, candidat du FN à Lille.

POLITIQUE – Le FN est nettement devancé par la droite, contrairement à ce que les sondages annonçaient…

«On n’est pas déçus», martelait Florian Philippot, le n°2 du FN, sur le plateau de France 2, juste après que les premiers résultats étaient connus. Avec un score estimé entre 24,5% et 26,3%, le FN n’est pas «le premier parti de France» comme il l’espérait et obtient finalement un score assez décevant par rapport aux 30% promis par les sondages. Et avoir loupé cette pole position semble avoir douché l’ambiance au siège du parti.

 

Manuel Valls, le premier, a appuyé là où ça fait mal peu après 20 heures. «L’extrême droite, même si elle est trop haute, n’est pas la première formation politique de France», a-t-il insisté. «Je m’en félicite parce que je me suis personnellement engagé», a-t-il ajouté, appelant «tous les républicains à faire barrage à l’extrême droite». L’UMP Brice Hortefeux notait lui aussi que ce dimanche soir «le FN n’est pas le premier parti de France».

Déjà six binômes élus

Pourtant, paradoxalement, ce score est d’ores est déjà historique pour le FN: c’est son meilleur résultat à une élection locale. «Sans implantation locale préalable, avec un seul sortant, le FN réussit l’exploit de dépasser à une élection locale le résultat des élections européennes (24,85%)», s’est félicité Marine Le Pen depuis son QG. La présidente du FN a surtout mis en avant le fait que ce résultat entérine la tripolarisation de la vie politique française. «Briser cette bipolarisation est un exploit», a-t-elle également lancé.

Marine Le Pen ironise

Interrogé sur le sujet sur iTELE, le député frontiste Gilbert Collard s’est agacé: «Tout ce qui permet de dire qu’on n’est pas premier fait plaisir, mais moi je suis content de constater que par rapport aux européennes, on a progressé.» Et cette affirmation est indéniable: aux dernières cantonales, le FN avait obtenu 15,21% des voix. S’il n’a obtenu qu’un seul élu en 2011, dimanche soir, il a déjà  six binômes élus au premier tour ce dimanche soir. «Seuls, nous faisons notre meilleur score historique», a insisté Florian Phillipot.

Interrogée par Le Monde, Marine Le Pen a tenu à mettre les points sur les i: «Que notre score rassure tout le monde, cela montre que notre normalisation est arrivée à un tel point que certains soufflent quand on fait 27 %». Et d’insister: «On fait plus qu’aux européennes ! Aux européennes, on a des têtes d’affiche qui tirent les listes. Là, l’immense majorité de nos candidats sont des inconnus. Et on arrive à consolider un vote national à la proportionnelle. Je n’ai aucune raison d’être déçue ce soir»

 

Résumé:

Les résultats des élections départementales qui sont tombés ce dimanche 22 mars ont surpris tout le monde. En effet, le FN a réalisé un score historique de près de 27%, son meilleur score à une élection locale, cependant ce n’est pas le score qui était attendu pour ces élections, le FN n’a pas atteint les 30% promis au sondages. Manuel Valls s’est donc réjouis des résultats du FN même si le PS est en recul pour ces élections. Marine Lepen quant à elle n’est pas déçu des résultats et est satisfaite de faire plus qu’aux européennes .

23 mars, 2015 à 14 h 07 min | Commentaires (0) | Permalien


Ligue des champions : le PSG a montré qu’il était « une grande équipe »

La joie des joueurs parisiens, le 11 mars.

La joie des joueurs parisiens est à la mesure de l’exploit qu’ils viennent de réaliser. Le PSG s’est qualifié en prolongations pour les quarts de finale de la Ligue des champions, mercredi 11 mars, en arrachant le match nul sur la pelouse de Chelsea (2-2).

Le président du club de la capitale, Nasser Al-Khelaïfi, a ainsi salué une qualification « magnifique, historique », après l’exploit de son équipe. « Merci à Laurent Blanc, merci aux joueurs », a déclaré le dirigeant qatari après le match. « Merci aussi aux supporteurs, on s’est senti comme à la maison. Bravo au staff technique, les bons choix ont été faits », a-t-il ajouté.

Blanc a « battu Mourinho »

 

Interrogé sur la part de son entraîneur Laurent Blanc dans ce succès face aux hommes de José Mourinho, M. Al-Khelaïfi a estime que « bien sûr », Blanc avait pris le meilleur sur le Portugais. « Il a fait la bonne tactique, les bons changements. Il a battu Mourinho. »

Le technicien Cévenol s’est dit « fatigué mais heureux » après la rencontre. Il a notamment rendu hommage à sa charnière centrale qui a permis au PSG de se qualifier : « A l’image de tous les joueurs, elle a été excellente, très performante. » « Le PSG veut rentrer dans la cour des grands, ce soir il y est entré », s’est également réjoui Laurent Blanc.

Son homologue, José Mourinho, a de son côté félicité le PSG pour sa qualification :  « Ils ont été très expérimentés. On a mérité d’être punis et éliminés. J’essaie de rester pragmatique, quand les adversaires ont été meilleurs, il faut dire qu’ils ont mérité de passer le tour. »

« L’émotion était trop forte »

Le défenseur brésilien David Luiz, ancien joueur des Blues, auteur du premier but parisien, n’a pas caché son émotion après l’exploit de son équipe.

« Mon cycle à Chelsea est fini et le PSG m’a donné une grande occasion de poursuivre ma carrière. J’avais dit que je ne fêterais pas un éventuel but, mais l’émotion était trop forte. Je suis tellement heureux. On a été énormes. Je suis content de passer, mais le chemin est encore long. Il faut garder les pieds sur terre.

Le capitaine du PSG Thiago Silva, auteur du but de la qualification après avoir concédé un penalty, estime que son équipe peut désormais « aller au bout ». « C’est l’objectif du club, et celui des joueurs. J’ai donné un penalty à Chelsea aujourd’hui. Le but à la fin, c’était incroyable pour moi, pour cette équipe, pour le club », a poursuivi le défenseur brésilien.

Pour le milieu de terrain Marco Verratti, interrogé par Canal + après la rencontre, le PSG a montré par cette qualification qu’il était une « grande équipe ».

 

Résumé :

 

Le PSG après son exploit historique face à Chelsea a redoré le blason de son équipe en se qualifiant pour les quarts de final de la ligue des champions cette victoire pas comme les autres a su répondre aux attentes du président du club qui a su être reconnaissant à la fois pour son équipe technique mais aussi salue la performance des joueurs qui ont laissé exprimer leur joie mais aussi remercié l’entraîneur pour le travail qu’il a pu fournir .

23 mars, 2015 à 1 h 30 min | Commentaires (0) | Permalien


Handball : combien ça touche un champion du monde ?

PRIMES – Pour avoir été champions du monde pour la 5e fois dimanche aux dépens du Qatar, les Experts ont perçu une coquette somme. On est évidemment bien loin de ce que promettait l’émir du Qatar à sa légion étrangère en cas de victoire, mais cela reste correct. A condition de ne pas comparer avec d’autres sports…

Nikola Karabatic Jérôme Fernandez

Nikola Karabatic et Jérôme Fernandez fêtent dignement leur titre champion du monde.  Photo : PILLAUD/SPORTISSIMO/SIPA
Pour l’amour du jeu mais pas seulement. A Doha, l’équipe de France a réussi dimanche à remporter une 5e étoile mondiale aux dépens du Qatar (25-22). Du jamais vu dans ce sport. L’authentique exploit réalisé par les Experts leur permet de laisser derrière eux la grande Roumanie des années 60/70 ou encore la Suède (sacrée en 1954, 1958, 1990 et 1999). Les Qataris pouvaient toucher un million de dollars II leur vaut également de percevoir une prime honorable de 56.500 euros, comme l’a dévoilé le JT de France2 dimanche soir. Pas mal quand on se souvient que l’an dernier, le salaire moyen d’un joueur de première division avoisinait les 6.000 euros brut. Mais il s’agit une paille si l’on compare au million de dollars que l’émir du Qatar avait promis de donner aux joueurs d’origine bosnienne, égyptienne ou française, alignés par le coach espagnol de la sélection qatarienne en cas de victoire finale. Et on est encore très loin des 330.000 euros par tête de pipe que les footballeurs auraient pu percevoir s’ils étaient allés au bout de la Coupe du monde au Brésil …   Lire la suite >>> http://www.metronews.fr/sport/handball-combien-ca-touche-un-champion-du-monde/mobc!6YX59wHmj5cOM/
Résumé:
  Grâce à leur 5e victoire mondiale au handball face au Qatar, les joueurs de l’équipe de France ont touché une prime par tête de 56 500€. Mais cette somme peut néanmoins  paraître minime comparée à ce qu’auraient pu gagner les Qataris. De même pour un footballeur en quart de finale du mondial ou un rugbyman en finale les primes sont totalement différentes à tous point de vue quelque soit le sport.
23 mars, 2015 à 1 h 24 min | Commentaires (0) | Permalien


La victoire de Netanyahu et les risques d’une nouvelle guerre

Selon certains analystes, la victoire spectaculaire du Likoud et de Benjamin Netanyahu aux élections législatives israéliennes augmenterait les risques d’une nouvelle agression israélienne contre le Liban, ne serait-ce que pour redistribuer les cartes régionales et pour entraver la conclusion d’un accord entre l’Iran et la communauté internationale. La thèse est en train de faire son chemin dans les esprits, sachant que les relations entre Netanyahu et le président américain Barack Obama sont plus que mauvaises et que le premier souhaite tout faire pour mettre en difficulté le second, dont le mandat s’achève officiellement en janvier 2017.

Toutefois, les sources proches du Hezbollah n’accordent pas beaucoup d’importance à la possibilité d’une nouvelle guerre avec Israël. Tout en affirmant qu’il faut s’attendre à tout de la part des Israéliens et qu’effectivement des problèmes sécuritaires et des attentats sont à envisager, ils estiment que les Israéliens ne peuvent pas se lancer dans une nouvelle guerre contre le Liban. Selon les sources proches du Hezbollah, la principale raison qui empêche la guerre est la riposte du Hezbollah à l’agression dont il a fait l’objet à Kuneitra, lorsque cinq de ses cadres ont été tués par les Israéliens, en plus d’un général iranien.

Les sources du Hezbollah reviennent sur les circonstances de cette attaque, précisant qu’il y avait une sorte de modus vivendi entre les Israéliens d’un côté, le Hezbollah et l’armée syrienne de l’autre, les deux camps ne souhaitant pas l’ouverture d’un nouveau front au Golan pour des raisons diverses. C’est donc sans se cacher que les cadres du Hezbollah se déplaçaient dans la région proche du Golan occupé, dans le but de préparer une opération préventive contre les combattants d’al- Nosra et de l’Armée libre de Syrie postés dans ce secteur, qui mettaient les dernières touches à une vaste offensive contre la capitale syrienne, Damas. En frappant le convoi du Hezbollah qui était identifiable, puisqu’il ne se cachait pas, les Israéliens ont brisé le statu quo qui prévalait. Ils ont lancé cette attaque en pensant que la marge de riposte du Hezbollah est limitée, car il ne veut pas d’une guerre contre Israël, étant trop occupé en Syrie. Selon les Israéliens, si le Hezbollah choisit de riposter, il se contentera d’une petite opération symbolique, ce qui ne pourrait que le décrédibiliser.

Les sources du Hezbollah précisent que le parti a rapidement saisi la complexité de la situation et la décision de riposter a été aussitôt prise. Toutefois des débats ont eu lieu sur l’ampleur de la riposte et les moyens de la réaliser. Pour le commandement du Hezbollah qui s’est réuni en session continue pendant cette période, il s’agissait d’envoyer plusieurs messages qui se résumaient ainsi : d’abord, il n’est pas question de laisser Israël maître de la décision et de l’initiative au Sud-Liban et dans le Golan. Autrement dit, il n’est pas possible de laisser les Israéliens décider de frapper lorsqu’ils le souhaitent en toute impunité. Deuxièmement, il fallait montrer aux Israéliens que le front du Golan pourrait être ouvert, lorsque la Résistance dans son sens large le déciderait. Troisièmement, le Hezbollah riposte où et quand il veut, et il est en mesure d’agir rapidement. Enfin, s’il est vrai que le Hezbollah ne souhaite pas l’ouverture d’une nouvelle guerre, il ne la craint pas non plus et il est prêt à prendre le risque de la laisser éclater pour riposter comme il le faut à une attaque dont il est victime.

Une fois ces considérations validées, le Hezbollah a commencé à étudier l’opération qui pourrait permettre d’envoyer clairement ces messages aux Israéliens. L’attaque israélienne avait eu lieu un dimanche et le Hezbollah a commencé à laisser entendre que son secrétaire général devrait prendre la parole d’abord vendredi, puis dimanche pour maintenir les Israéliens en haleine. Il leur envoyait ainsi des indications claires sur l’imminence de la riposte et en même temps, il a décrété ouvertement une mobilisation générale tout le long de la frontière avec Israël, pour permettre aux radars israéliens de la déceler. Des rampes de missiles ont été installées et tout a été fait pour alerter les Israéliens. Pendant deux ou trois jours, la tension était donc maximale. Le Hezbollah a choisi de riposter dans les fermes de Chebaa pour différentes considérations. Il aurait pu toutefois choisir une zone boisée où il est plus facile de se cacher. Au contraire, il a choisi une zone découverte, rocheuse, où les radars israéliens fonctionnent à plein rendement et où le dispositif de surveillance est particulièrement sophistiqué. L’opération a donc été menée de plein jour. Le convoi israélien visé était formé de neuf véhicules. Mais les combattants du Hezbollah n’en ont visé qu’un au début qui contenait cinq soldats qui sont tous morts. Il a ensuite laissé le temps aux passagers des autres véhicules de s’enfuir avant de les bombarder, car il voulait faire autant de morts que l’agression israélienne. Ensuite, il a empêché l’arrivée des secours pendant 45 minutes, par sa puissance de feu. Il a ainsi montré aux Israéliens qu’il peut mener une attaque à la même heure que celle qui avait visé son convoi à Kuneitra, dans une zone sous haute surveillance, avec exactement le même nombre de victimes. Les combattants sont ainsi restés sur place le temps nécessaire, avant de se retirer sains et saufs, la mission accomplie.

Même si les Libanais ne sont pas très sensibles à ce genre de détails, les Israéliens, eux, ont compris les messages qui leur étaient adressés. Il est clair que le Hezbollah a non seulement montré une grande capacité à réagir, mais aussi beaucoup de professionnalisme, de précision et d’audace. Le secrétaire général du Hezbollah a finalement pris la parole vendredi, deux jours après l’opération, et il a couronné cette action en disant que c’est le Hezbollah qui fixe désormais les règles de la confrontation. D’ailleurs, deux jours plus tard, l’offensive de l’armée syrienne aidée par le Hezbollah dans le rif de Damas, à Deraa et à Kuneitra a été lancée… Pour toutes ces raisons, les sources proches du Hezbollah estiment que la victoire de Netanyahu ne change rien au rapport de forces sur le terrain.

 

Résumé:

Benjamin Netanyahu et son parti politique le Likoud sortent vainqueur des élections législatives Israélienne. Cette victoire est perçu par le monde politique comme une possible nouvelle agression d’Israël contre le Liban pour des raisons territoriales et ainsi q’une possibilité de mener à mal l’accord possible entre l’Iran et la communauté international.

23 mars, 2015 à 1 h 02 min | Commentaires (0) | Permalien


La sortie du Royaume-Uni de l’UE, une question politique et pas économique

La sortie du Royaume-Uni de l’UE, une question politique et pas économique

Bruno Alomar dr
Publié le vendredi 27 février à 10h16 - Mis à jour le mercredi 04 mars à 10h30

Par 

Les faits - Bruno Alomar enseigne l’économie européenne à Sciences Po Paris. Il est l’auteur de Grandes questions européennes, aux éditions Sedes.

Le 7 mai, le peuple britannique élira la 56e Chambre des Communes. Au Royaume-Uni, mère du parlementarisme, c’est du Parlement – dont Jean-Louis de Lolme, disciple calviniste de Jean-Jacques Rousseau, a résumé l’immensité du pouvoir en disant qu’il pouvait tout « sauf changer un homme en femme » – que procède le pouvoir.

L’enjeu est tout autant européen que britannique. David Cameron s’est engagé à soumettre au référendum le maintien ou la sortie de l’Union. C’est dire qu’il est essentiel de s’interroger sur les raisons qui pourraient conduire le Royaume-Uni, après s’être battu pour y rentrer, à sortir de l’Europe.

Les « pro-maintien » accumulent les rapports pour démontrer l’ineptie de la sortie. Le dernier, de février 2015, corédigé par un groupe d’experts européens et la Regent’s University, évoque un bénéfice net annuel de 90 milliards de livres sterling et rappelle que 50 % des exportations du Royaume-Uni sont destinées à l’Europe.

Disons-le tout net : les élites européennes et britanniques qui croient que les raisonnements économiques emporteront la décision s’illusionnent. La sortie du Royaume-Uni, si elle intervient, correspondra plus à des déterminants politiques qu’à des choix économiques. A ceci, deux raisons. Un : les effets d’une sortie ne sont pas quantifiables avec un degré de certitude suffisant pour emporter la conviction dans un sens ou dans l’autre. Deux : il est clair que ce ne sont pas les politiques européennes qui déterminent la santé de l’économie britannique mais bel et bien les choix souverains de Londres.

En premier lieu, les effets du Brexit ne sont pas assez établis pour emporter la conviction, contrairement à ce que clament partisans et opposants à l’Europe. Plusieurs exemples l’attestent. L’Europe coûte-t-elle trop cher, et la sortie permettra-t-elle au Royaume-Uni, qui a bénéficié de la solidarité européenne quand il était moins fringant, de ne plus payer pour le Mezzogiorno ou les agriculteurs français ? C’est omettre le fameux chèque britannique, et, plus encore, méconnaître les effets multiplicateurs d’influence que l’Union recèle. L’Europe est-elle une source d’invasion de plombiers polonais, subitement nuisibles après que Londres a poussé avec ferveur à l’élargissement à l’Est ? Mais que serait la City, Boris Johnson l’admet, sans les travailleurs détachés français qui contribuent à la bonne fortune de la finance britannique ? La sortie de l’Union permettrait-elle de faire du Royaume-Uni un « nouveau Singapour » à fiscalité réduite ? C’est là une conception bien étroite – et peu soutenable – du développement économique. Surtout, c’est méconnaître les nombreux paradis fiscaux que le Commonwealth, vecteur d’influence central et sous-estimé par les Européens, recèle (Ile de Man, Jersey, British Virgin Islands). On pourrait continuer.

Une influence exagérée. En second lieu, pros et antis Europe, tout à leur passion, lui confèrent une influence exagérée, à trois titres : les politiques économiques européennes – on peut le regretter – ont des effets limités ; elles sont très largement influencées par les Britanniques ; elles ne concernent le Royaume-Uni que s’il les accepte.

D’une part, l’impact des politiques économiques européennes est exagéré. Il s’agit là d’un des malentendus les plus tenaces qui illustre l’idée selon laquelle « quand on a besoin de son ennemi, on est l’ami de son ennemi ». Les prérogatives économiques européennes sont en réalité limitées. Hormis la concurrence, la politique commerciale et le marché intérieur, aux effets réels mais mesurés, l’Europe n’a que peu de prérogatives économiques. L’essentiel des politiques économiques reste du ressort des Etats, c’est-à-dire de Londres pour le Royaume-Uni. Il faut être aveugle à ce qui se passe en France, qui va de renoncement en renoncement en matière de respect des règles européennes depuis novembre 2003, ou soucieux, au Sud de l’Europe, de trouver en Bruxelles un bouc émissaire, pour feindre d’ignorer que ce qui détermine ou non l’austérité n’est nullement l’Europe et son nouvel arsenal juridique, mais les marchés financiers, qui regardent sans état d’âme les réalités économiques et sont capables d’imposer une pression extrême en un temps record.

D’autre part, les Britanniques auraient mauvaise grâce à se plaindre de politiques économiques européennes où leur mode de pensée prévaut ! Entré au nom du marché, le Royaume-Uni, relayé par l’Allemagne et les pays scandinaves, a une large mainmise idéologique sur la politique de la concurrence et sur le marché intérieur. Patrie de Ricardo, comment pourrait-il se plaindre d’une Europe qui, jusqu’à être taxée par les Français de naïveté, a érigé le libre-échange au rang de dogme ? On ne peut à cet égard que saluer la maestria de Londres qui parvient depuis quinze ans à maintenir son influence tout en jouant clairement contre l’Europe.

Indépendance économique. Enfin, les souverainistes devraient s’en réjouir, le Royaume-Uni, comme la plupart des Etats, n’applique de politiques économiques européennes que s’il le veut bien.

Ainsi, le Royaume-Uni a décidé de ne pas participer à la seule politique macroéconomique structurante réellement européenne, la politique monétaire. Londres, et avec elle la majorité des économistes, vante son indépendance monétaire qui – estime-t-elle – lui a permis de retrouver la croissance qui fait défaut à la zone euro. Et l’on se demande, goguenard, à la City, ce qu’il reste des analyses brillantes proposées par les Institutions européennes et nombreux économistes en vertu desquelles le maintien hors de l’euro aurait des effets dévastateurs Outre-Manche. Mais c’est aussi largement le cas des autres mesures de politique économique. La méthode communautaire, qui donne un rôle clé au Conseil, est un garde-fou essentiel pour préserver les intérêts de Londres. Il s’agit là encore d’une des grandes mystifications de l’Union européenne, présentée à tort comme une machine à décider dans le dos des gouvernements et des peuples : c’est la règle du consensus qui prévaut, de sorte qu’un Etat tel que le Royaume-Uni, capable de négocier et de créer des coalitions, n’est en réalité jamais mis en minorité. La possibilité de créer des coopérations renforcées va aussi dans le sens souhaité par ceux qui craignent le Léviathan bruxellois.

Raisons non-pragmatiques. De tout ceci, une conclusion s’impose : la décision du Royaume-Uni de demeurer dans l’Union ne résultera pas d’une analyse coûts/avantages, pragmatique, chiffrée, implacable. En revanche, trois choses sont claires.

Premièrement, la santé économique du Royaume-Uni, hors facteurs exogènes tels que le prix du pétrole, reste largement du ressort des Britanniques. A long terme, la croissance est déterminée par la productivité globale des facteurs qui elle-même découle de choix longs qui restent nationaux, en particulier dans les domaines de l’éducation, du droit, de la santé. Le policy-mix budgétaro-monétaire, qui détermine la croissance à court terme en limitant l’output gap, est aussi décidé à Londres. Enfin, l’accroissement des inégalités, au cœur du malaise britannique, correspond à des choix en matière de fiscalité et d’aménagement du territoire dont l’Europe n’est pas responsable.

Deuxièmement, la Commission Juncker en est consciente, l’Europe souffre de ne pas être capable de prouver son utilité aux citoyens. Les Européens, en particulier de la zone euro, sont las des déclarations pompeuses dont la fameuse « stratégie de Lisbonne » est l’archétype. Ils veulent comprendre pour quelles raisons, en moyenne, la zone euro est à la traîne de l’OCDE. Ils veulent comprendre pourquoi des pays prospères proches, aux populations raisonnables, telles que la Suisse ou la Norvège, préfèrent rester en marge de la construction européenne. Enfin et surtout, ils veulent des résultats !

Troisièmement, au-delà du bilan coûts/ avantages difficile à tirer, la question de la transition en cas de sortie se pose. S’il serait tout à l’honneur des Britanniques d’exercer leur souveraineté politique en conscience, le Royaume-Uni doit, a minima, se préparer à payer cher sa sortie. Le journaliste britannique Martin Wolf, dans un éditorial récent, disait avec quelque argument que si la création de la zone euro était la seconde plus mauvaise décision des Européens, en sortir serait la première.

Au total, ce sont des considérations politiques qui expliquent qu’un discours anti européen généralement outrancier et décousu recueille autant d’échos. Peut-on, en tant que Britannique, se considérer comme faisant partie d’un peuple européen ? Peut-on admettre de fondre une tradition juridique millénaire dans un objet juridique qui, la Cour de Justice de Luxembourg ne cesse de le dire, est une synthèse de traditions juridiques ? Peut-on renoncer à la primauté du Parlement britannique ? C’est à ces questions que les Britanniques devront répondre, et non pas à celle de savoir si quelques points après la virgule d’un taux de croissance sont à glaner ou à perdre.

 

Résumé:

David Cameron premier ministre du Royaume-Uni soumettra au réfrendum le mantien ou non de son pays dans l’union européenne. Les causes de se débat ne sont pas clairement précisés. On parle de causes économiques mais aussi de causes politiques. Même si se n’est pas les politiques européennes qui déterminent la santé de l’économie britannique mais plutôt les choix souverains de Londres.

23 mars, 2015 à 1 h 00 min | Commentaires (0) | Permalien


Attentat de Tunis : une vidéo montre les terroristes du musée du Bardo

 

VIDÉO. Les autorités tunisiennes ont diffusé un enregistrement où l’on voit les deux terroristes dans le musée du Bardo pendant l’attaque.

Les deux hommes marcher tranquillement, arme à la main, capuche rouge sur la tête pour l’un et casquette à l’envers pour l’autre

Des photos montrent ensuite leur cadavre. L’abdomen d’un premier corps est cerclé de rouge pour montrer ce qui paraît être une ceinture d’explosifs. Le second baigne dans le sang. Il est, dans les deux cas, possible de distinguer les visages, plutôt juvéniles.

Formés en Libye

les deux hommes marcher tranquillement, arme à la main, capuche rouge sur la tête pour l’un et casquette à l’envers pour l’autre.

Puis une autre caméra de surveillance les montre, encore vivants, au pied d’un escalier. Ils croisent un homme qu’ils semblent sur le point de mettre en joue, avant de le laisser partir en courant. Un bref échange a pu avoir lieu.

 

Ces deux assaillants ont été identifiés par les autorités comme étant Jabeur Khachnaoui, un lycéen originaire de la région de Kasserine (centre-ouest), et Yassine Laabidi (Abidi), 27 ans, dont la famille vit dans le Grand Tunis. Formés au maniement des armes en  Libye  selon le gouvernement, ils étaient connus des services de police.

Revendiquée par le groupe État islamique (EI), cette attaque contre le principal musée du pays, sans précédent depuis la révolution de 2011, a coûté la vie à vingt touristes étrangers et un policier tunisien.

Résumé:

Le mercredi 18 mars aux alentours de 12h un acte tragique s’est déroulé à Tunis, deux hommes (Jabeur Khachnaoui et Yassine Laabidi) armée de kalashnikov font apparition dans le musée du Bardo puis ont fait feux sur les visiteurs du musée. Acte qui a couté la vie à 21 innocents, ce musée qui a pour habitude d’étre essentiellement fréquenté de touristes étrangers, on rélévera 3 vitimes française. Concernant les terrosistes ils ont été abbatus par les autorité local.

23 mars, 2015 à 0 h 58 min | Commentaires (0) | Permalien


2014, année la plus meurtrière du terrorisme international

Les attaques terroristes ont fait plus de 31.000 morts en 2014. Un record selon le directeur du renseignement national américain, James Clapper.

 

Jamais le terrorisme n’a fait autant de victimes. James Clapper, le directeur du renseignement national américain (DNI), qui est le principal conseiller du président des Etats-Unis en matière de sécurité nationale, a annoncé jeudi que l’année 2014 avait été une année record en termes de victimes du terrorisme international. «Quand le décompte sera achevé, il apparaitra que 2014 a été l’année la plus meurtrière pour le terrorisme international depuis que ce comptage a été institué», a t-il affirmé devant la Commission aux Armées du Sénat américain.

13.000 attaques terroristes ont tué 31.000 personnes

Selon un décompte provisoire, 13.000 attaques terroristes ont tué 31.000 personnes dans les neuf premiers mois de 2014. En 2013, le chiffre total était de 22.000 tués dans 11.500 attaques. La moitié de ces attaques terroristes ont eu lieu dans trois pays: l’Irak, le Pakistan et l’Afghanistan, a-t-il précisé. L’Irak, dont la capitale Bagdad est la cible d’attentats quasi quotidiens, se situe bien en tête de ce classement mortifère. En 2013, le pays avait déjà subi 2858 attaques faisant 7046 morts, soit près d’un quart des victimes du terrorisme international cette année-là (Source: Global Terrorism Database).

En 2014, c’est l’Etat islamique qui détient le triste record des attaques terroristes. «Les récentes attaques terroristes en Europe ont accentué la menace posée par de petits nombres d’extrémistes radicalisés par les conflits en Syrie et en Irak», a-t-il affirmé. Sur les 13 attaques lancées contre des intérêts occidentaux depuis mai 2014, 12 l’ont été par des loups solitaires. Selon lui, l’attention mondiale portée à ces attentats ne peut qu’inspirer les extrémistes à en perpétuer à l’avenir. Tout tend à prouver en effet que la lutte antiterroriste accentue le terrorisme. Depuis les attentats du 11 septembre 2001 et la «guerre contre le terrorisme» lancée par l’Occident, le nombre d’actes terroristes n’a fait qu’augmenter.

Ces commentaires catastrophistes interviennent au lendemain de déclarations inverses du Secrétaire d’État John Kerry qui avait déclaré que le monde n’avait jamais été aussi peu violent. «C’est peut être contre-intuitif, mais c’est la vérité, malgré la menace de l’État islamique: il y a actuellement moins de menace et moins de probabilité que des gens meurent dans des conflits violents aujourd’hui que dans toute l’histoire de l’humanité», avait-il affirmé devant la Chambre des représentants. Des déclarations qui avaient provoqué l’ire des milieux conservateurs américains. L’ancien directeur de l’Agence du renseignement de la défense a estimé sur Fox News que Kerry était «déconnecté de la réalité» et qu’il «n’écoutait pas les services de renseignements américains».

Résumé:

D’après James Clapper directeur du renseignement national américain 2014 à était l’année ou le terrorisme a été le plus présent faisant de nombreux morts, mais revenons sur l’année 2013. La cible principale des attaques était l’occident (Irak, Pakistan, Afghanistan) faisant de nombreuses victimes et de mort mais durant l’année 2014 l’apparition de L’Etat islamique à multiplier ses risques d’attentat constant, aussi un grand nombre d’extrémistes radicalisés.

23 mars, 2015 à 0 h 53 min | Commentaires (0) | Permalien


Terrorisme : la France veut renforcer les dispositions « antiblanchiment »

La France veut profiter de l’Ecofin, la réunion des 28 ministres des finances européens, à Bruxelles, mardi 27 janvier, pour faire des propositions afin de mieux lutter contre le financement du terrorisme.

Un projet de directive « antiblanchiment » de la commission européenne est actuellement en cours d’adoption au Conseil (réunion des Etats membres). Elle devrait être formellement adoptée mardi, par les 28.

Elle propose notamment – c’est l’une de ses principales avancées-, la mise en place de registres listant les « trusts », ce qui devrait permettre, dans une certaine mesure, de remonter jusqu’à leurs bénéficiaires effectifs.

Les Français plaidaient pour un texte demandant que le registre soit davantage public mais les Britanniques s’y sont opposés, au motif que les trusts sont très répandus au Royaume-Uni et que cela revenait à ficher une bonne partie de leur population.

Pas question, à ce stade, pour Paris, de revenir sur ce texte législatif, qui a demandé des mois de négociation. Mais ils suggèrent d’autres dispositions pour mieux « tracer » les flux financiers.

Les Français demandent ainsi à la Commission européenne de définir, pourquoi pas par un acte délégué (modifiant, a posteriori, un acte législatif) une liste des pays non coopératifs, au regard de l’échange des informations sur le financement du terrorisme.

Cibler le Bitcoin

Autre suggestion : que la Commission se saisisse de la question des monnaies virtuelles, particulièrement du Bitcoin, qui sert aussi à financer des activités illicites (trafic de drogue, etc.), au travers de transactions sur Internet difficiles à tracer.

Et qu’elle renforce les moyens d’action des douanes, notamment pour mieux identifier les transferts de fonds physiques (or, billets) aux frontières.

Autre souhait : une meilleure coordination au niveau européen des agences nationales de renseignement financier, un meilleur échange d’informations entre l’agence française Tracfin (Traitement du Renseignement et Action contre les Circuits FINanciers clandestins, dépendant du ministère de l’économie et des finances) et ses équivalents étrangers.

Les Européens pourraient aussi se doter de fichiers de comptes bancaires, du type Ficoba en France, gérés par l’administration des finances, ce qui permettrait, là encore, de mieux identifier, et plus vite, les bénéficiaires de certains flux.

Enfin, les Français veulent suggérer que les dispositifs déjà existants pour geler les avoirs des terroristes, fonctionnent mieux. De fait, la Cour de justice de l’Union européenne, à Luxembourg, s’est, à plusieurs reprises, prononcée contre le gel d’avoirs, pour des motifs de non-conformité avec le droit européen.

Ces chantiers considérables, sur des domaines très sensibles, regardant aux données privées, prendront sans doute du temps à aboutir à Bruxelles. Même s’il existe indéniablement un « momentum » politique en Europe, suite aux attentats parisiens de début janvier.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/01/23/terrorisme-la-france-veut-renforcer-les-dispositions-antiblanchiment_4562022_3234.html#7l3cptLV1KOqQ7x8.99

Résumé:

D’après l’article Le monde la France envisage de renforcer les mesures d’anti blanchiment et viendrai à m’être en place un système de Trusts pour avoir un œil et tracer les flux financiers et ainsi remonté jusqu’à leurs bénéficiaire pour ainsi éviter les financements du terrorisme et la France demande à avoir la liste des pays refusant de coopérer. Autre solution cibler les Bitcoin monnaie virtuel finançant les activités illicite.

23 mars, 2015 à 0 h 50 min | Commentaires (0) | Permalien


Terrorisme et climat, François Hollande prend Davos à partie

Terrorisme et climat, François Hollande prend Davos à partie                dans Terrorisme francois-hollande-davos

 

François Hollande a interpellé les décideurs du monde sur leurs responsabilités concernant le climat et le terrorisme. (Crédits : Reuters)latribune.fr  |  23/01/2015, 17:21  -  425  mots

 

Le président français a voulu mobiliser les décideurs réunis à Davos en assurant que la solution des problèmes de terrorisme et climatiques passait par l’économie

 

Du terrorisme au climat, en passant par la politique monétaire… François Hollande a tenté d’aborder les sujets les plus chauds du moment au Forum économique de Davos. Le président de la République a voulu prendre à partie les grands de ce monde, qu’ils soient chefs d’Etat ou d’entreprises.

Le terrorisme

« La réponse doit être globale, internationale, partagée entre les Etats qui sont en première ligne, les gouvernements, mais aussi les entreprises, notamment les plus grandes, qui ont aussi à intervenir », a-t-il déclaré devant un parterre de 2000 personnes, chefs d’entreprises, journalistes, diplomates, représentants de gouvernements.

François Hollande a interpellé le monde du numérique pour traquer et en finir avec les contenus de propagande terroriste. Il a également appelé le secteur financier à « couper l’alimentation du terrorisme ».

Pour lui, l’économie n’est pas neutre dans les tragiques événements qui ont récemment secoué la France. D’ailleurs, l’économie doit en être la solution. « L’économie est une réponse contre la déspérance et l’instabilité », a-t-il déclaré. Pour mieux souligner le cercle vertueux de cette logique, il a ajouté: « il n’y aura pas de prospérité s’il n’y a pas de sécurité ».

Le climat

Le lien avec l’économie existe également avec l’environnement pour François Hollande.« Toute notre économie va changer » a-t-il mis en garde. « Des capitaux doivent s’investir massivement dans l’économie verte », a demandé le président selon qui les entreprises ne peuvent plus faire l’impasse sur les considérations climatiques. Le président français s’est donné pour objectif de faire aboutir les négociations sur le climat qui doivent se dérouler cette année à Paris.

«Nous devons décider, choisir, investir, innover» dans un seul but, a conclu François Hollande: «protéger et sauvegarder la planète».

La Banque centrale européenne

Mario Draghi avait pesté lundi dernier lorsque le président français avait annoncé le projet de relance monétaire annoncé hier par la BCE. Ce vendredi, François Hollande s’est réjouit de ce programme d’assouplissement quantitatif estimant que l’institution « jouait son rôle ». Il a toutefois ajouté que cette décision ne devait pas « nous empêcher de faire nos réformes.

« Ce serait trop simple, de dire: puisque la Banque centrale européenne a mis des liquidités, va favoriser la croissance, nous n’aurions plus rien à faire », a martelé le président français, estimant que « nous devrions toujours être compétitifs, attractifs et faire que l’innovation soit au coeur de nos politiques ».

Résumé:

François Hollande a décidé d’interpeller et de mobiliser tout les décideurs politiques à Davos, en ce qui concerne le terrorisme et le climat. Il a déclaré vouloir traquer la propagande terroriste à travers le monde du numérique. Il souhaite également que l’ensemble des décideurs politiques s’appuie sur l’économie pour investir dans «  l’économie verte »

23 mars, 2015 à 0 h 48 min | Commentaires (0) | Permalien


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